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[Lecture] Quel livre pour quelle console ? (Partie 1)

Le marché de l’édition vidéoludique est en plein boom depuis quelques années et l’explosion du désormais historique Pix’n Love. De nombreux éditeurs lui ont emboité le pas et on trouve dans les rayons des librairies une multitude d’ouvrages consacrés tant aux franchises phares qu’au bon vieux retrogaming.

Au milieu de tout cela il n’est pas toujours facile de faire un choix, c’est pourquoi je vous propose fort modestement un petit guide de lecture concernant les principales consoles de l’histoire vidéoludique. Quel bouquin lire si on veut se pencher sur une console particulière ? C’est à cette question que je vais tenter de répondre avec toute la subjectivité qui sied à ce blog.

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La première partie de ce guide de lecture est consacrée aux consoles 8 bits et aux micro-ordinateurs des années 80-90.

NES (Nintendo)

En tout bien tout honneur commençons par la Nintendo Entertainment System, console au combien mythique qui a bercé l’enfance et la jeunesse de nombreux joueurs, en tout cas la mienne c’est certain. Pour se documenter comme il faut sur la NES il n’y a qu’une seule bonne adresse : Pix’n Love. Vous vous en doutez, les précurseurs des bibles vont apparaitre un paquet de fois dans ces billets mais c’est totalement justifié tant leurs ouvrages sont d’une rare exhaustivité. Le Bible NES n’échappe pas à la règle avec un gros pavé de 432 pages (34,90 €) ultra complet présentant l’histoire de la console, la ludothèque intégrale et les multiples variantes, accessoires et autres collectors. Un must absolu vendu dans un fourreau plastique en hommage aux cartouches NES. L’édition collector allait jusqu’à posséder un fourreau en carton au format des boites de l’époque.

L’Histoire de Nintendo Vol. 3 par Florent Gorge est également une belle source sur la NES avec un panorama très complet sur la machine, ses extansions et sa ludothèque. Le boulot d’historien Nintendo de Florent Gorge est désormais reconnu mondialement et les trois volumes de sa saga sont des petits bijoux incontournables. Le troisième volume consacré exclusivement à la NES est excellent mais il est malheureusement épuisé tant chez Pix que chez Omaké Books.

>> Acheter la Bible NES sur le site de Pix’n Love

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Master System (Sega)

Globalement les livres sur Sega se font plus rares que ceux consacrés à Nintendo même si on commence à en voir fleurir quelques uns sur les étals des librairies. Depuis octobre dernier la Master System possède son propre ouvrage en français sous la plume de Frédéric Sanchez. Le bouquin, pavé impressionnant de 672 pages (24,90 €), est le premier volume de l’Encyclopédie des Jeux Vidéo (rien que ça) paru chez Retroland. Je n’ai pas eu le livre entre les mains donc je ne peux pas trop m’étaler sur ses qualités. Si les précédents ouvrages de l’éditeur n’appellent pas la confiance, le fait qu’il soit proposé sur le shop de Pix est un peu plus gage de confiance. Le livre est également consacré à la Game Gear, ce qui est plutôt agréable. Sont annoncés les classiques : historique, ludothèque, … Au détail prêt que le livre n’étant pas approuvé par Sega, ce sont des fan art qui remplace les screenshots officiels. A voir ce que ça donne.

>> Acheter l’Encyclopédie des Jeux Vidéo Vol. 1 : Master System / Game Gear sur le site de Retroland

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PC Engine (NEC)

Incontestablement la mère de toutes les bibles consoles ! Le Bible PC Engine, dont le premier volume est paru il y a déjà un paquet d’années chez Pix’n Love, a lancé la mouvance des bibles consacrées aux consoles de jeu. Réalisée sur la base du boulot d’un forum de fan, le bouquin est ultra complet en ce qui concerne l’historique de la console et la ludothèque Hu-Card. Un must absolu dont on a très longtemps attendu la suite consacrée aux CD-Rom et qui a fini par arrivée aux côtés d’une réédition du premier volume un temps épuisé. Bien que possédant le premier volume d’époque, je m’étais pris le second en solo mais également le bundle collector. Les deux tomes sont aujourd’hui à nouveau épuisés, ce qui est dommage tant ils font références en matière de PC Engine.

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Les micro-ordinateurs (Amiga, Commodore 64, ZX Spectrum, …)

Il existe également quelques ouvrages consacrés aux « antiques » micro des années 80-90. Si, à ma connaissance, le merveilleux Atari St n’a pas encore son ouvrage de référence, ses concurrents de l’époque sont plutôt bien documentés. Comme toujours Pix’n Love s’est chargé de pondre une imposante et remarquable bible consacrée au mythique Amiga. 352 pages qui sentent bon la disquette à l’ancienne et que je ne serais que trop vous conseiller même si elle est actuellement épuisé sur leur site. Le livre est très bien fait et présente une impressionnante galerie exhaustive de la ludothèque Amiga.

Les anglais de Bitmap Books ont également bossé dur en éditant plusieurs ouvrages consacrés au Commodore 64. Ce ne sont pas des bibles mais cela documente plutôt bien la machine. Ils ont également sorti un bouquin consacré à l’antique ZX Spectrum.

Même s’il ne sont pas consacrés aux micro, il existe également des livres focalisés sur des grands éditeurs de cette période dorée : Gremlin chez Bitmap Books, The Bitmap Brothers chez Read Only Memory, …

>> Acheter les ouvrages sur le site de Bitmap Books

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La prochaine fois on se focalisera sur les consoles portables.

(Je précise, au cas où, que les liens ne sont pas sponsorisés et que je ne toucherai donc pas un centime si vous suivez un de ces liens).

[Lecture] JV Le Mag et moi c’est fini !

« On s’est connu, on s’est reconnu, on s’est perdu de vue, on s’est reperdu d’vue, on ‘est retrouvé, on s’est réchauffé, puis on s’est séparé ». Après plusieurs années de relation ininterrompue, j’ai décidé de rompre avec JV Le Mag. De passage dans le rayon presse de mon supermarché, j’ai pris le numéro de décembre mollement, je l’ai feuilleté, je l’ai reposé et je suis allez acheter mes légumes.

Pourtant, au détour du premier numéro ou de ses quelques petits frères, je débordai d’enthousiasme au contact d’un magazine qui voulait enfin faire les choses différemment en se démarquant des magazines poubelles contemporains et des torchons du net. Des articles soignés, des tests sélectifs, un peu de rétro-histoire, une belle recette de succès.

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Comme dans toute belle rupture, j’ai envie de dire que ce n’est pas JV Le Mag qui a changé, mais moi qui a évolué, qui a des aspirations nouvelles, d’autres attentes. Le magazine n’a pas trahis sa ligne de conduite, bien au contraire, il a fait le choix d’être beaucoup plus pointilleux dans ses sujets et de se démarquer toujours plus. Peut être trop.

Ce qui au début était conçu potachement comme un « So Foot du jeux vidéo » est devenu un peu trop réfléchi au détriment du caractère décalé.

Non, mon plus gros problèmes depuis presque un an c’est que je déboursai religieusement mes quasi 5 € pour un magazine que je ne lisais presque plus. Je le feuilletai machinalement, je lisais un ou deux articles et le nouveau était déjà là. Je manque certes beaucoup de temps mais je me suis vite rendu compte que ce n’était plus la seule excuse à mon désamour naissant.

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Par exemple, le fait de choisir ses tests est un des atouts qui m’a rapidement charmé. J’aime que le journalisme soit un peu subjectif et impose ses choix, ce qui sous entend d’écarter des tests inutiles ou certains gros hits sans intérêts. Aucun problème, je n’ai pas besoin de lire le test de FIFA 16 dans JV Le Mag. Après je n’ai pas non plus envie de lire dix pages de jeux mobiles indés minimalistes…

Les articles sont toujours « de fond » et de qualité, mais globalement je me rend compte que la majeure partie des jeux abordés ne m’intéressent pas. Les dossiers sont souvent intéressants, les pages rétro également, mais j’en ai marre de jeter 4,50 € tous les mois pour un magazine que je ne lis que brièvement.

Il se trouve que le numéro que j’ai reposé était le premier de la nouvelle formule. Je n’ai pas trouvé de grand changement hormis le prix (1 € de plus tout de même) et une maquette encore plus épurée, si ce n’est que les articles m’ont semblé d’autant moins dans le giron de mes attentes.

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On se quitte bon amis avec JV Le Mag, probablement même qu’on se retrouvera, mais pour le moment je n’y trouve plus grand intérêt. Je garde en mémoire toutes ces magnifiques couvertures, ces belles tranches colorées et ce mémorable hors-série Playstation. Le magazine a encore une belle base de fan boy prêt à tout (et aux sempiternelles photos sur Twitter…) pour assurer sa pérennité.

En attentant, outre So Foot, j’ai décidé de consacrer les quelques euros économisés à acheter de nouveau Première, parce que ça me fait de la lecture facile aux toilettes et que ça me redonne envie d’aller au ciné.

[Préco] Super Famicom : The Box Art Collection

Je suis loin d’être fan des articles de « précommande » sur les blogs mais ils trouvent parfois leur utilité quand ça concerne des objets qui ne sortent pas tout de suite et où un petit billet peut donner envie aux lecteurs de franchir également le pas. Malgré la famine post-Noël et voyage de nouvel an je me suis jeté sur les précos d’un bouquin que j’attendais depuis plusieurs mois : Super Famicom : The Box Art Collection.

L’éditeur anglais Bitmap Books, repéré pour ses ouvrages sur le Commodore 64 ou le Sinclair ZX Spectrum, avait annoncé il y a une poignée de mois la sortie d’un ouvrage consacré aux plus belles boites de jeux Super Famicom. Un programme bien évidemment très excitant et dont les précommandes devaient ouvrir début janvier 2016.

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Bitmap Books a tenu les délais et propose le bouquin en précommande depuis quelques jours pour une sortie prévue au mois de mai 2016.

Le format du livre s’annonce à la fois classe et costaud (25cm x 25cm !) avec une couverture somptueuse de sobriété. Bitmap annonce pas moins de 250 boites japonaises (exclusivement, comme le nom de l’ouvrage l’indique) issues de la collection de Stuart Brett.

Les boites seront présentées avec tout plein d’anecdotes et d’explications. Même si le livre est en anglais, la beauté des artworks des boites japonaises, si différentes des occidentales, suffit à me satisfaire.

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C’est vraiment une très bonne idée de sortir un tel livre car certaines boites sont superbes et méritent d’être contemplée en tant que telles. J’ai toujours eu faible pour les boites japonaises avec leur format allongé si particulier proposant des artworks somptueux tout en hauteur, ou plus rarement à l’horizontale comme avec certains titres de Square Soft (la boite de Chrono Trigger !).

Les boites cartons Nintendo ont de tout temps été très différentes entre le Japon et les pays occidentaux, que ce soit à l’époque de la Famicom avec ses petites cartouches, de la Nintendo 64 ou même de la Game Boy Advance dont les boites s’apparentées à de mini box Super Famicom.

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Bitmap Books propose plusieurs options de précommande. Personnellement je me suis contenté de l’édition standard à 24,99 £, ce qui fais environ 40 € avec les frais de port.

Une (superbe) édition collector exclusive aux précommandes est également proposée avec une énorme boite contenant le bouquin et un artwork inédit de Wil Overton. Le tout imprimé en pantone. L’édition fait tout de même 49,99 £. Trop pour moi !

Vous pouvez précommandé sur le site de Bitmap Books ici.

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En parlant de bouquin anglais et de Bitmap, j’attends avec impatience la sortie du bouquin The Bitmap Brothers : Universe prévu en avril 2016 chez Read Only Memory et qu’il faut que je précommande également.

>> http://www.bitmapbooks.co.uk

[Achat] Anthologie Nintendo 64

Il y a quelques semaines je suis tombé par hasard sur les précommandes de l’Anthologie Nintendo 64 chez Geeks Line. Bien que j’ignorais totalement l’existence de ce bouquin, mon sang n’a bien évidemment fait qu’un tour et j’ai immédiatement précommandé l’édition collector de la bête sur le site de l’éditeur.

Le livre de 360 pages est écrit par Mathieu Manent (qui est semble-t-il l’un des plus importants collectionneurs de jeux Nintendo 64 au monde) sous le parrainage bienveillant de deux illustres journalistes de la presse vidéoludique 80-90’s : AHL et J’m Destroy.

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Deux éditions étaient proposées : une « classique » à 39,90 € et une édition « collector » pour seulement 5 € de plus (44,90 €), proposant un coffret doré à chaud, un tirage numéroté, 24 pages supplémentaires et une couverture exclusive. Vu la différence de prix, la question ne s’est pas trop posée…

Cela fait un peu plus d’une semaine que mon exemplaire est arrivé et, honte à moi, je n’avais pas encore trouvé le temps d’y jeter un œil. C’est désormais chose faite et le moins que l’on puisse dire c’est que je suis pressé de me plonger dedans.

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L’objet est gros, classe et dispose d’un beau papier avec une belle reliure, ce qui est un très bon point. L’impression est également de qualité. Le livre classique vient se ranger dans un épais fourreau stylisé et doré à chaud, numéroté à l’arrière. J’ai eu le n° 1397 / 2000, ce qui, vous l’aurez deviné, sous entend que l’édition collector est limitée à 2000 exemplaires.

Oui, j’ai toujours était balèze en math.

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Le livre, qui aurait très bien pu sortir en tant que Bible chez Pix’n Love, présente a priori un panel assez exhaustif de ce qui a fait le charme de la belle Nintendo 64. Une console mal aimé par la majeure partie des joueurs mais que j’ai vénéré comme un fou pendant toute son existence.

Outre le classique historique, vous trouverez des informations (avec moult photographies) sur les éditions collectors, le 64 DD, les titres annulés, les accessoires, un listing pour les collectionneurs, des focus sur Silicon Graphics, Goldeneye, Titus et compagnie, … Et bien sur l’intégralité de la logithèque mondiale de la console. Avec pour la plupart des titres une demi-page consacrée à un seul jeu !

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N’ayant pas encore lu le bouquin, j’ignore si le contenu rédactionnel est de qualité, mais ce qui est sur c’est que le contenant est classe et que le sommaire est très alléchant. En feuillant les pages du livre, j’ai des milliers de souvenirs qui me sont d’ores et déjà revenus : les K7 vidéos de démos (que j’ai encore), les couleurs fantaisistes, l’extension pack, …

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Je vous en dirais plus après lecture, mais l’Anthologie Nintendo 64 peut d’ores et déjà allez trôner fièrement aux côtés de mes bibles Pix’n Love.
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[Lecture] JV Le Mag et le format papier sont-ils l’avenir de la presse ?

JV Le Mag ou la renaissance de la presse vidéoludique. C’est un peu le leitmotiv général depuis l’apparition en kiosque de ce nouveau magazine traitant du jeux vidéo avec un ton décalé. Le titre jouit d’un buzz assez conséquent sur les réseaux sociaux et il est clairement devenu tendance de lire JV. Ou du moins de tweeter qu’on lit JV, et ce dans tous les lieux / positions possibles. Merveille du Net 2.0…

Derrière cet emballement de la twittosphère il y a un magazine de qualité qui viens de fêter son sixième numéro, ce qui semble être une occasion comme une autre de dresser un premier bilan. A l’origine, quand j’ai commencé cet article il y a maintenant une paire de mois, je comptais me borner à réaliser un tour d’horizon des quatre premiers numéros du magazine. Puis j’ai « légèrement » dévié du sujet initial, au point de changer l’intitulé de l’article et de me lancer dans une bonne vieille (brève) analyse de comptoir…

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C’est un fait. La presse vidéoludique est morte il y a quelques années suite à l’explosion d’internet et la démocratisation du jeux vidéo. D’une part les informations instantanées (et gratuites) ont mis à mal l’intérêt même des magazines. D’autre part, l’explosion du jeu a conduit au rachat des divers titres par d’énormes groupes de presse ne s’embarrassant pas trop de la déontologie ou du mélange des intérêts. Les divers acteurs de l’époque n’avaient pas pu, ou réussi, à faire face à cette concurrence et les ventes avaient inexorablement chutées.

Dés cette époque, il était évident que la seule option de survie passée par la qualité et l’originalité. Une façon de se démarquer d’internet et des magazines flirtant désormais avec le publirédactionnel. Le seul hic, c’est que dans un secteur à l’agonie il était impossible de mener de tels projets à terme. Un à un, les anciens glorieux ont renoncé (on pense à Gaming) et se sont tournés à leur tour vers l’eldorado du net pour proposer « autre chose » en toute liberté.

En 2014 le constat est étonnant… Les sites « décalés » crées par les anciens de la presse (oui Gameblog par exemple…) sont devenus ce qui les a poussé à quitter l’écrit à l’époque. Mélange des genres et inintérêt total des informations sont légions. En lisant les gros sites de jeux vidéo actuels, on a l’impression de lire ces magazines ineptes des années 2000, rempli de news périmées et de critiques consensuelles. Ces derniers jours je me suis fait un constat édifiant : on trouve difficilement des tests sur des sites comme Gameblog ou jeuxvidéo.com. Où est la réactivité d’internet ? Il faut attendre des jours après la sortie d’un titre avant de lire un avis molasson et convenu. Quand il y en a un.

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Désormais, si vous voulez lire un test en temps et en heure, c’est à dire avant d’envisager un éventuel achat donc avant sa date de sortie, il faut vous tourner vers les Blogs où des tonnes de testeurs bénévoles ont les dents qui rayent le parquet dans l’attente de la levée de l’embargo les empêchant de publier leurs tests avant un jour J défini par l’éditeur. Un procédé « amateur » (sans être péjoratif) qui a ses qualités et ses limites. Dans quelles mesures un blogueur prendra t’il le risque de se fâcher avec un éditeur et ne plus recevoir de jeu gratuit avant tout le monde (ce qui attire incontestablement des lecteurs sur son site) ?

Le pire vice des sites professionnels étant probablement l’effroyable mélange des genres causé par les carrières fulgurantes des ex cracks de la presse écrite. Ceux qui à l’époque était bien souvent encore lycéens, jeunes et plein de fougue, ont fait leur trou dans l’industrie du jeu. Ils ont développés des boites de com, ont intégré des éditeurs ou des développeurs de jeux, … Certains se sont logiquement éloignés de la presse, d’autres ont continué malgré leurs nouvelles prérogatives.

Sans vouloir lancer un énième pavé dans la marre, le net en est rempli et de bien meilleure facture, il est vraiment désespérant d’assister à la course au click à laquelle se livre aujourd’hui des sites comme Gameblog…

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Mais le pire, à mon sens, c’est le manque d’impartialité. Julien Chieze, ancien Gollum du grand Joypad, est la cible de toutes les critiques en la matière sur internet. Moi qui adorais le garçon quand il écrivait dans Pad, je ne peux que me ranger derrière tous ses détracteurs et être consterné par sa position actuelle. Le garçon cristallise toutes les critiques parce qu’il est la tête de gondole d’un système vicié.

La récente « critique » (pour reprendre son terme) de Metal Gear Solid en est la preuve aberrante. Comment un mec qui passe son temps à poster des photos sur Twitter et Instagram de Kojima et lui en train de faire les BFF à Paris, peut il avoir une once de légitimité et de crédibilité au moment de poster un test du jeu de Kojima deux jours après… Surtout quand ledit test encense le jeu et s’offusque des critiques envers la faible durée de vie.

Forcément ce test a provoqué un tollé et au lieu de faire profil bas, Julien Chièze a twitté cette phrase magnifique : « Je me souviens d’une époque où les joueurs utilisaient une manette ou un clavier pour jouer… pas un chronomètre ». Ça tombe bien, moi je me souviens d’une époque où les démos ne coutaient pas 30 € et où les journalistes s’offusquaient des jeux hors de prix avec une durée de vie famélique. Passons.

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Alors que les sites internet deviennent les magazines des années 2000, le salut semble se trouver dans la presse écrite. Il faut être un peu fou pour se lancer dans un tel projet, mais la qualité est bel et bien là. IG, Pix ou désormais JV. Le combat est dur mais la qualité et l’originalité se trouvent bel et bien sur support papier. Les sites internet ont perdu le combat contre les blogs et ce n’est pas franchement rassurant.

La critique et l’actualité du jeu se font désormais quasi exclusivement par des blogueurs et les sites « pro » de jeux vidéo semblent vouloir tendre vers un format similaire…

L’avenir est donc probablement à nouveau vers la presse écrite. JV en prenant l’optique d’un So Foot vidéoludique réponds à une demande forte de joueurs en manque de beaux objets avec un contenu pointu mais décalé. Le mode de traitement de l’actualité fait qu’elle n’est jamais périmée et le choix d’une sélection de tests rend l’exercice plus pertinent.

Sans être fondamentalement révolutionnaire, JV a le mérite d’apporter de la fraicheur et d’être toujours aussi plaisant à lire. La qualité est présente est c’est bien là l’essentiel que l’on est en droit de demander à un magazine.
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