Archives pour la catégorie Hate

[Hate] Je déteste les phases psychédéliques

Les dernières générations de consoles nous ont apporté des jeux vidéo de plus en plus réalistes avec des ambiances résolument adultes et des phases de gameplay souvent très immersives. C’est une bonne chose et les nombreuses franchises matures des consoles Sony / Microsoft regorgent de mises en scènes dignes des plus grands films hollywoodiens.

Pourtant il y a un tic des développeurs qui me sort des yeux et m’ennuie le plus profondément : le (putain de) passage psychédélique. Celui où votre personnage est drogué / saoul et où il doit bien souvent se contenter de courir tout droit dans des décors flous en poursuivant des ennemis encore plus flous pendant plus de 20 minutes…

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Si une telle phase de gameplay a pu être originale et novatrice à une époque, elle est désormais un passage quasi obligatoire de tout jeu estampillé « mature / PEGI 18 » et ça devient vraiment très chiant.

J’ai l’impression de ne plus pouvoir jouer à un jeu sans me fader à un moment donné une ligne scénaristique dans laquelle mon personnage aura été drogué et devra affronté des démons psychédéliques avec une maniabilité dirigiste et lourde au possible.

De mémoire, le premier psychédélisme qui m’a marqué (et traumatisé), c’était dans le faiblard Uncharted 3. Je ne me rappelle plus trop ce qu’il arrive à ce pauvre Drake, mais c’était surement à cause d’une quelconque drogue administrée par un méchant. Vous vous retrouvez alors à courir dans un marché tout flou à la poursuite de je ne sais plus qui pendant des plombes…

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En plus, le jeu remet ça avec la phase interminable du désert où vous errez comme une âme en peine pendant une demi heure en vous contentant d’aller tout droit et en subissant les hallucinations causées par la chaleur. C’est plus possible.

Dans Assassin’s Creed IV : Black Blag, tout pareil, notre bon assassin est beurré et doit pourchassé ou combattre je ne sais qui dans des décors qui tanguent dans tous les sens.

Il faut dire que Ubisoft sont les rois : 1) du recyclage d’idée, 2) de la phase psychédélique. Preuve s’il en est : dans Far Cry 3 vous tuez la majeure partie des boss en étant défoncé dans des phases psychédéliques chiantissimes au possible. En principe, il suffit d’avancer tout droit, à poil, en donnant des coups de dagues dans tous les sens.

Dans Far Cry 4, rebelote ! Toute la partie concernant Yuma se passe défoncé à courir dans tous les sens. Et je ne parle pas des missions des deux Tox’ ou des phases de jeu dans Shangri La.

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Tout le monde y passe, même le primaire et pourtant old school Wolfenstein : The New Order ! Bim, vous êtes drogué, bam, tout est flou. C’est insupportable, c’est long, c’est chiant et ça n’est plus du tout original !

Je ne comprends pas vraiment la démarche des développeurs. Soit ils se disent « putain, c’est trop fou et original, on est des vrais artistes avec une vision. Soit ils nous prennent pour des cons et nous pondent 20 minutes de jeu avec des décors vides et flous qui prennent deux minutes à programmer…

Dans tous les cas, c’est bon, stop, j’en ai marre.
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[Hate] Pourquoi je n’aime pas Metal Gear Solid

Autant vous prévenir d’entrée, cet article (très court) est totalement subjectif et majoritairement de mauvaise foi. Il est le fruit de plusieurs années de répulsion envers l’œuvre et la personne d’Hideo Kojima. Fans de la franchise, inutile de vous vexer !

Ma relation houleuse avec Metal Gear a réellement commencé avec le tout premier épisode de la saga Solid sur Playstation car auparavant je n’avais que très brièvement joué à Metal Gear sur NES.

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En bon fan de Nintendo et hater de Sony que j’étais, j’ai forcément eu des débuts difficiles avec ce jeu unanimement encensé par la presse de l’époque, mais que je trouvais tellement moche comparé aux graphismes de ma magnifique Nintendo 64… Ce sentiment de rejet était renforcé par la multidiffusion journalière du clip du jeu sur Game One (ah les clips de feu C: et Game One…).

Puis je suis passé du côté obscur, j’ai acheté une Playstation et forcément j’ai voulu tester ce fameux Metal Gear Solid. Mais je n’ai pas compris. C’était pas très beau, pas très maniable, Snake courait très bizarrement et mon dieu, mais mon dieu, ces doublages ! Et puis bon, on ne va pas se mentir, la finesse ça n’a jamais était mon truc alors griller une clope ou tapoter un mur pour distraire un ennemi, vous pensez bien…

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Ce sentiment de rejet total envers la saga de Konami était renforcé par la personnalité égocentrique de Kojima et sa propension à critiquer Nintendo, alors même que les premiers Metal Gear était sortis sur NES et que le Monsieur a rapidement changé d’avis quant à l’absence de titre sur les consoles du plombier.

J’ai donc fait l’impasse totale sur les épisodes suivants, résistant à la tentation de me laisser berner par des combats épiques dans la jungle. Car l’un des éléments qui m’a toujours énervé dans Metal Gear Solid c’est bien évidemment les cinématiques. Là où certains crient au génie, je baille sévère. J’ai toujours trouvé ça extrêmement pompeux et long, très long. Pour 5 minutes de gameplay, vous avez 40 minutes de cinématiques bavardes derrière.

J’ai repris contact avec la saga il y a quelques années, quand Metal Gear Solid 4 est sorti sur PS3. J’avais récupéré la démo et j’avoue avoir bien apprécié la maniabilité, même si je n’avais rien compris à ce que j’étais censé faire. Je n’ai toutefois pas poussé le vice jusqu’à acheter le jeu.

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C’est finalement la PS4 qui m’a eu et m’a fait lâcher quelques euros à Kojimami. Si effectivement je trouve le rapport temps de jeu réel / prix de MGS V : Ground Zeroes assez scandaleux, c’est cette faible durée de vie qui m’a convaincue. Je me suis dis que c’était un bon moyen de renouer avec la saga sans me lancer dans des heures et des heures de jeu.

Et c’est là qu’est l’objet de tant de colère matinale.

Il y a quelques jours j’avais déjà fait la mission principale du jeu. Un peu laborieusement car je n’ai pas tout compris et je ne suis pas assez fin pour être discret. Après plusieurs dizaines de minutes de jeu, une soixantaine de morts et un final au forceps, j’ai clôturé la mission Ground Zeroes.

Le bilan était plutôt positif. Même si je n’ai pas du tout réussi à être discret et que je n’ai pas encore totalement assimilé les subtilités du gameplay, je me suis bien amusé à dégommer tout le monde. La maniabilité est bonne, le jeu est beau et il offre de nombreuses approches.

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L’histoire en elle même ne m’a pas passionné. Déjà parce que je n’ai pas fait les précédents opus (même si je connais globalement l’histoire de chaque jeu) et puis surtout parce que ça ne m’intéresse pas des masses. Les cinématiques claquent, elles sont belles, pas trop mal réalisées, mais bon voilà, c’est pas mon truc. Pourtant j’aime l’espionnage, les armes et compagnie. Pour vous dire, petit je voulais être espion (ou archéologue, ou cowboy comme Clint Eastwood).

Comme je devais partir et que la cinématique de fin n’en finissait plus, j’ai laissé tourner la console et je ne l’ai éteinte qu’à mon retour.

On en arrive à ce matin. Il est 9h, je suis de bonne humeur et j’ai décidé de ne pas allez bosser avant 10h. Je me dis que je vais prendre 15-20 minutes pour récupérer le trophée Sauvetage qui ne m’a pas l’air très dur et très long.

Je lance la console. Hop, premier désagrément moderne, je dois faire la mise à jour système… 10 minutes plus tard je lance le jeu et je découvre que je dois encore me taper la cinématique de fin. Et là c’est le drame. C’est long, mais c’est long ! Il y a 300 cinématiques, le générique est interminable, puis il y a encore des cinématiques, c’est bavard au possible, ça ne s’arrête jamais ! 10 minutes de jeu, 4h30 de vidéos !

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Une fois que c’est terminé, je décide tout de même de jouer 5 minutes. Je lance la mission et là, bam, la cinématique du début qui dure mille an ! J’appuie partout comme un fou, mais impossible de passer. Je frôle la crise de nerf avant que Google ne m’explique qu’il faut appuyer sur les deux côtés de l’écran tactile pour passer. Ouf…

Finalement, j’ai à peine eu le temps de faire 4 mètres, de me faire repérer par la base entière et de dégommer (avec plaisir) 20 ennemis, avant d’éteindre et de partir bosser.

Le gameplay est vraiment marrant, mais… Putain. Je déteste Metal Gear Solid.