[36 15 Ma Life] Cheminement au sein de la jungle des FPS

Il y a quelques temps j’avais fait un article sur mon « cheminement footballistique » au travers des divers jeux de foot auxquels j’ai joué dans ma vie de gamer. Ce coup-ci je réitère l’opération avec un genre plus à la mode que jamais : le Fist Person Shooter (FPS) plus communément appelé Doomlike par une frange d’intégriste réac comme moi.

Le FPS est un genre que j’adore depuis toujours. Il faut dire que dés ma plus tendre enfance j’ai eu une passion folle pour les commandos et les gros gunfights. Entre mes bastons de GI Joe et les films de John Woo ou Robert Rodriguez, j’ai toujours aimé voir des gens se dessouder artistiquement avec des flingues. Le genre de passions déviantes qui fileraient du grain à moudre à Famille de France ou Nadine Morano !

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J’ai eu un parcours un peu particulier dans le FPS puisque je n’ai quasiment jamais joué à des jeux fanions comme Counter Strike et que je suis un adepte forcené du jeu sur console. Oui, je sais, mes potes m’ont déjà longuement saoulé avec ça : c’est mieux sur PC, c’est mieux avec un clavier, c’est mieux avec une souris. Mais moi je préfère un bon vieux pad.

N’ayant pas réellement eu de PC avant d’entrer à la FAC, mon premier FPS a été Doom sur Super Nintendo. S’il m’arrivais bien de jouer à Duke Nukem ou Shadow Warrior chez des amis, c’est avec le portage du mythique Doom sur la non moins mythique Super Nintendo que j’ai fais ma véritable entrée dans le monde du jeu de tir à la première personne.

A l’époque, Doom sur Super Nintendo c’était la grosse claque graphique à base de ship FX et la K7 Vidéo promo de Nintendo n’en finissait plus de nous mettre la bave aux lèvres. J’ai acheté le jeu dés sa sortie et je garde un excellent souvenir des heures passées dessus avec un pote, où on utilisait notamment un cheat code pour accéder au dernier niveau du jeu et on tentait d’aller le plus loin possible dans la difficulté maximum. En général on tenait juste quelques secondes.

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N’ayant pas grand chose d’autre à me mettre sous la dent, j’ai patiemment attendu la Nintendo 64 pour me ruer sur Doom 64 dés sa sortie américaine. Je me rappelle avoir longuement négocié avec le gérant d’une boutique de jeu vidéo (aujourd’hui disparue) de Marseille pour qu’il accepte de me vendre le jeu alors que normalement il était réservé à l’échange (ah la vieille mode de l’échange de jeux…). J’avais finalement réussi mon coup et j’étais reparti avec le jeu et un adaptateur US.

La Nintendo 64 m’a très vite permis d’assouvir ma soif grandissante de FPS. Si j’ai fais l’impasse sur Hexen et son multi à quatre révolutionnaire, je me suis rapidement laissé tenté par les Duke Nukem 64, Quake 64 et autres joyeux portages auxquels j’ai finalement plus ou moins joué.

Et puis il y avait LA saga de FPS sur N64 : Turok, le chasseur de dinosaures. Si le premier épisode a été une de mes premières cartouches, je n’ai poussé le vice que jusqu’au deuxième opus. Celui avec l’Extension Pack intégré nous promettant monts et merveilles. Il faut reconnaitre que graphiquement le jeu envoyé du bois, à défaut d’être très palpitant.

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D’ailleurs Acclaim est également à l’origine du jeu South Park, premier FPS où vous dégommez des dindons à coup de boules de neige dans le brouillard. Un grand moment.

Mais forcément, qui dis FPS et Nintendo 64 dans la même phrase dis Goldeneye. La merveille de Rare est très certainement dans mon Top 5 personnel de tous les temps. Je me revois encore aller acheter le jeu dés sa sortie dans le petit Strata Games situé à quelques pas du cinéma d’Aubagne. Puis ce bonheur en rentrant à la maison…

A l’époque j’étais en froid avec mon père (rébellion lycéenne, tout ça) et il ne voulait pas que j’achète de nouveaux jeux. J’avais donc du planquer la boite dans un tiroir et jouer en cachète. Mais quel pied ! Goldeneye est sans aucun doute l’un des jeux auquel j’ai le plus joué. Cela doit se chiffrer aisément en centaines et centaines d’heures, que ce soit seul dans ma chambre ou avec des potes en multi.

Je connaissais tout, je tentais tout et j’étais capable de passer des heures sur une même map à dégommer des ennemis respawnant à l’infini juste pour voir un nombre de kills ahurissant sur la page de stats finale. J’ai bien évidemment torché le jeu en Agent 00 et j’ai débloqué de nombreux potes qui ne parvenaient pas à passer certains niveaux dans la difficulté maximum.

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Et puis on parle aussi de cette époque où on pouvait passer des heures entières à tenter des trucs fous juste parce qu’un magazine de JV avait lancé une rumeur folle (et généralement fake) de bonus caché…

Après Goldeneye, forcément, cela a été beaucoup plus compliqué de me satisfaire. J’ai bien passé quelques heures agréables sur le portage bancal de Rainbow 6, notamment grâce à de magnifiques phases d’infiltration en coop, ou encore sur le sympathique Le Monde ne suffit pas (« suite officielle » de 007 sortie par EA), mais rien n’atteignait le niveau du maitre.

Même Perfect Dark ne m’aura pas comblé. N’étant pas un grand fan de FPS futuristes, je n’ai pas totalement accroché à la suite officieuse des aventures de James Bond et je n’y ai pas énormément joué.

Dans le même temps j’ai fini par succomber à la Playstation, mais je n’ai pas beaucoup joué à des FPS sur cette console, sorti de l’excellent Medal Of Honor premier du nom. Il faut dire que graphiquement ça piquait encore un peu les yeux.

On a beau critiquer, mais le brouillard de la N64 sauvait quand même pas mal les meubles et autorisait des graphismes assez propres. Le seul truc c’est qu’on ne voyait pas bien loin et que tous les jeux donnaient le sentiment de se dérouler dans le Londres victorien…

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C’est aussi la période où j’ai enfin eu un PC. Entre deux parties de l’Entraineur 3 j’ai un peu joué à Duke Nukem 3D, à Half Life, à Return To Castle Wolfenstein et surtout à l’excellent Soldier Of Fortune. Le jeu réac qui a défrayé la chronique à l’époque m’éclatait avec ses démembrement complètement fous ! Quel plaisir malsain que de faire sauter un bout de jambe à coup de fusil à pompe.

Sur Game Cube je n’ai pas trop accroché à TimeSplitters, le « nouveau Goldeneye » développé par Crytek avec d’anciens membres de Rare. J’ai en revanche énormément joué à Medal Of Honor : En première ligne, adaptation console de Débarquement allié (sorti sur PC), offrant une scène d’ouverture – digne du Soldat Ryan – complètement folle. Sa suite, Soleil Levant, m’a en revanche énormément déçu malgré la présence d’un mode coop.

J’ai également beaucoup apprécié Espion pour cible, un nouveau 007 produit par EA qui ne faisait pas honte à la licence.

La Dreamcast a peu accueillie de FPS mais j’ai tout de même retourné dans tous les sens l’excellente adaptation de Soldier Of Fortune, jouable avec le clavier de la console.

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Enfin, sur Playstation 2 j’ai pris un plaisir monstre sur Killzone premier du nom, un jeu qui reste à ce jour mon préféré de la franchise. J’ai plus été déçu par Black, malgré ses jolis graphismes.

Dans tous ça j’ai fait mes premiers pas sur la saga Call Of Duty qui était à mille lieux de ce qu’elle est aujourd’hui. A l’époque on était dans de la guerre old school et si j’ai pas mal joué au premier épisode sur Game Cube chez un pote, je n’ai quasiment pas touché à mon exemplaire du deuxième opus sur PS2.

Je trouve que c’est la PS3 (et la Xboite) qui a vraiment révolutionné le FPS sur console. Avec des graphismes enfin dignes de ce nom sont arrivés des jeux de plus en plus immersifs. Je possède pas mal de FPS sur PS3 mais je n’ai pas forcément joué à beaucoup d’entre eux.

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Lors de l’achat de ma console j’avais pris Killzone 2, que j’attendais énormément mais qui m’a assez déçu. C’est finalement en me mettant sur le tard au Kalof que je me suis réconcilié avec le FPS. Quel pied sur le pop corn game qu’est Call Of Duty : Modern Warfare 2 ! C’est d’ailleurs le seul épisode nouvelle génération de la saga auquel j’ai joué…

Si je suis en train de faire Far Cry 3 (mon premier Far Cry), je n’ai pas énormément joué aux FPS de la PS3 et j’ai zappé beaucoup de licences comme Battelfield, Borderlands, Dead Island, …

Sur Playstation 4, après avoir platiné Wolfenstein : The New Order, j’ai décidé de m’y remettre à fond avec dans le viseur Far Cry 4 et Advance Warfare. Je n’ai en revanche toujours pas touché à mon Killzone.

Si je ne joue plus sur PC depuis longtemps, j’ai tout de même pris de nombreuses heures pour jouer à Left 4 Dead (un peu moins sur le deux) et ses nombreuses maps de fans. Quel bonheur ce jeu !

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Les FPS sont de plus en plus spectaculaires (rentables) et c’est toujours un bonheur d’y jouer. Surtout que l’on commence à voir débarquer des versions portables plus que convaincantes à l’image de l’excellent Killzone : Mercenary.

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