Invader, quand le Pixel Art envahit les villes

Durant mes dernières vacances, au détour d’une promenade dans les rues de Lausanne, je suis tombé sur de magnifiques œuvres en Pixel Art juchées sur les toits de la capitale du canton de Vaud.

Selon toute vraisemblance, on peut attribué la paternité, ou tout le moins l’inspiration, de ces deux œuvres à Megamatt d’une part (le Conrad de Flashback), et Invader d’autre part (l’Alien de Space Invaders).

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Les deux artistes sont français, parisiens et officient dans un genre bien particulier de Street Art : le Pixel Art en mosaïque à base de petits carrelages. Si Megamatt, dont les inspirations sont plus récentes (Megaman, Flashback, …), est encore relativement méconnu du grand public, ce n’est clairement plus le cas d’Invader.

Depuis 1998, le mystérieux Invader envahi les plus grandes villes de la planète avec des mosaïques de carrelage cimentées sur les murs et représentant des personnages inspirés de la première grande génération de jeux vidéo, avec comme figure de prou les mythiques Aliens de Space Invaders.

Un volet particulièrement original du Street Art que vous avez très certainement aperçu au moins une fois au coin d’une rue tant le bonhomme n’a de cesse de parcourir la planète depuis prés de 15 ans et a engendré de très nombreux émules.

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Tous les continents du globe ont déjà été touchés par l’invasion et c’est désormais officiellement prés d’une cinquantaine de ville qui arborent les mosaïques du projet Space Invaders.

Un projet initié par le seul « envahisseur d’espace » Invader avec comme imagerie toute désignée la naissance des technologies contemporaines et tout ce que cela a pu entrainer (internet, les virus, les hackers, …).

L’artiste a bien évidemment arpenté les rues de sa ville (plus de 1000 invaders à Paris) avant de s’exporter lors de sessions d’invasions aux quatre coins du globe. L’une des dernières invasion d’envergure étant celle de Miami.

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Forcément, quand on se lance dans un tel projet avec des références touchant autant aux jeux vidéo, on en voit ressortir immanquablement les traits de caractères. Aussi, toutes les œuvres d’Invader sont numérotées, photographiées et indexées. Vous pouvez consulter ce travail titanesque au travers des livres (Paris, Los Angeles, Londres, Rome, …), des cartes ou du site internet qui recense toutes les mosaïques.

De même, chaque invasion de ville rapporte des points à Invader. A savoir qu’une mosaïque posée rapporte entre 10 et 50 points selon l’importance de la ville, la complexité et l’emplacement de l’œuvre.

Invader s’est également affranchi des murs pour exposer en indoor dans des galeries des œuvres plus diversifiées.

Il est aujourd’hui l’une des « super star » du Pixel Art et du Street Art en général, adulé par les bobos et vénéré par de très nombreux fans qui n’hésitent pas à chasser les Space Invaders dans les rues de leurs villes. Flickr et Instagram regorgent d’ailleurs de photographies des mosaïques d’Invader (ou de ses copycat).

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En tant que fan de Pixel Art et de Street Art, je suis totalement fasciné par ces petites cachoteries old school disséminées un peu partout dans les villes et que l’on peut chercher en flânant la tête en l’air. Où que l’on se trouve dans le monde, même dans les quartiers les plus pittoresques, il y a un côté fascinant et gratifiant à tomber au décours d’une cheminée sur une œuvre moderne et discrète qui nous parle autant.

Dans la mouvance d’Invader, beaucoup d’autres artistes nous offrent aujourd’hui des Pixel Art tous plus beaux les uns que les autres. Aussi, ma récente découverte sur les hauteurs de Lausanne m’a donné envie de vous touché un mot sur la tête de gondole du style. Vous connaissez probablement déjà son œuvre, mais ça ne fait jamais de mal d’en parler un peu !

(Les photographies proviennent du site officiel d’Invader, à l’exception de la toute première, qui est de moi).

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Une réflexion au sujet de « Invader, quand le Pixel Art envahit les villes »

  1. Ping : FlashInvaders, une appli pour chasser l’invasion | What The Fuck Boy ?!

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